Description

29 04 2009

Le quai Franklin tel que le visiteur l’aborde a été construit en plusieurs étapes. La première partie des travaux, vers 1680, consister à prolonger le quai place Saint Sauveur jusqu’au niveau du n°12 de l’actuel quai Franklin. Dès 1791, des réparations doivent être effectuées. Les travaux ne débuteront qu’en juin 1846 et s’achèveront en 1852.

Mais très vite le quai s’infléchit vers l’extérieur. Le 03 décembre 1923, les ingénieurs présentent un projet de remise en état sur 67 m de long. Rien n’est fait faute de financement. Le 13 décembre 1935, « la stabilité du quai devient de plus en plus » inquiétante. La poussée des terres vers la rivière s’accentue et devient dangereuse à la fois pour les usagers de ce quai et pour les navires qui ne peuvent plus effectuer les opérations de chargement et de déchargement.  » Le 26 mars 1936, le quai s’écroule sur 29 mètres. Les travaux de restauration tardent à débuter et ne commenceront qu’en juin 1936. Dans une lettre datée de juin 1939, l’entreprise « attire l’attention sur les conditions pénibles de réalisation des fouilles à Saint-Goustan et des dangers qu’elles présentent… ruptures de boisages, durée de travail limitée par la marée.  » Cette lettre répond en fait à une réclamation de la préfecture qui se plaint de certains ouvriers travaillent le dimanche sur le chantier. Les travaux seront achevés en novembre 1939.

Aujourd’hui le quai présente les mêmes types de déformations que dans les siècles précédents: il penche vers la rivière. « Ce déversement du mur est probablement dû au tassement différentiel des vases » qui constituent la base du quai. IL menace de s’écrouler. La pose d’un enrochement provisoire au droit de la partie dégradée a déjà été réalisée. Le renforcement du quai en sous-oeuvre doit être maintenant entrepris. L’aménagement de la plate forme sera réalisé dans un second temps. 

La ville d’Auray a sollicité ses partenaires institutionnels (Conseil Général, Conseil Régional, Communauté de communes ) pour réduire la part de la commune déjà engagée dans de lourds programmes d’investissements. 

Avec l’aide de la Fondation du Patrimoine Bretagne la ville d’Auray , aidée par l’association « Sauvons le quai Franklin » , lance une souscription publique en faisant appel à la générosité de tous pour mener à bien ce projet de restauration. Particuliers, artisans, commerçants, retraités… chacun peut apporter son obole, même modeste, et devenir acteur de cette sauvegarde. Nous remercions la Fondation Patrimoine Bretagne pour son soutien et tous les futurs donateurs pour leur générosité.

Le maire, M. Le Scouarnec

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Lancement d’une nouvelle souscription à Auray

29 04 2009

photo_actus_413_gr_759Une campagne de mécénat populaire a été lancée pour la restauration du « quai Franklin » à Auray

 

 

La Fondation du Patrimoine, l’association « Sauvons le quai Franklin » et la mairie d’Auray ont concrétisé leur partenariat vendredi dernier, le 6 février, en signant une convention pour le lancement d’une campagne de mécénat populaire.
 
Cette souscription est animée par l’association « Sauvons le Quai Franklin » présidée par Nelly Pasco et devrait permettre de récolter des dons pour aider la commune à financer un vaste projet de restauration de ce quai historique où aurait débarqué Benjamin Franklin en 1776.
 
Aujourd’hui, le quai penche vers la rivière et menace de s’effondrer. C’est pourquoi, la Fondation du Patrimoine s’associe à ce projet et appelle à la générosité de chacun pour sauver ce patrimoine historique.




Une Histoire d’hommes, de pierres et d’eau

29 04 2009

maison à pans de bois.Les hommes se sont installés à Saint Goustan car le lieu était idéal: le fond d’une ria, bien protégée des vents dominants, l’étranglement de la rivière permettait la construction d’un pont.

Les ducs de Bretagne ont repéré ces avantages. Dès le XIème siècle, ils édifient un château sur l’escarpement de la rive opposée.

Le port se développe aux XVIème et XVIIème siècle grâce au cabotage : les bateaux débarquent du vin, du sel, du cuir, de l’acier. En repartant, ils embarquent les céréales de l’arrière pays, du beurre, de la viande, du poisson, du drap. De belles maisons à pans de bois sont construites par les riches armateurs.

Le promeneur, au XIXème siècle et au début du XXème siècle, doit souvent se frayer un passage sur les quais entre les poteaux de mine qui partent vers le pays de Galles. Ils peuvent aussi prendre le bateau-vapeur de Belle-Ile.